Étape importante pour les pèlerins sur le chemin de St Jacques de Compostelle, la cathédrale est, à ce titre, inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.
Avant d’être cathédrale, en 1669, Saint-Front était avant tout une église de pèlerinage autour du tombeau de saint Front, détruit pendant les Guerres de Religions, dont les vitraux de la nef Est retracent l’action évangélisatrice en Périgord.
De l’église primitive (probablement du VIe) il ne reste que des vestiges enfouis. Au Xe le lieu devient un centre monastique dont l’église consacrée en 1047 est victime d’un incendie en 1120.
C’est alors qu’elle est reconstruite selon un plan à croix grecque à cinq coupoles, style «byzantin», similaire à celui des Saint-Apôtres à Constantinople, disparue aujourd’hui et à Saint-Marc de Venise, inspirée par les croisades en Orient.
Le clocher est à la jonction de l’ancienne église à croix latine (dont il ne subsiste que le narthex avec ses 4 tours) et de la basilique à croix byzantine.
L’édifice est sauvé de la ruine au XIXe par l’architecte Paul ABADIE fils (qui s’en inspirera plus tard pour le Sacré-Cœur à Paris).
Le mobilier est discret mais il faut remarquer :
- le retable XVIIe (provenant de la chapelle des Jésuites) qui célèbre la Vierge Marie, mère du Christ,
- la chaire,
- les stalles,
- le lustre central, dessiné par ABADIE, pour le mariage de Napoléon III à Notre Dame de Paris,
- le chemin de croix, œuvre de Jacques Emile LAFON (1851), artiste local,
- l’orgue (voir p.25)
- et les vitraux.
Le cloître (XIIe, XVe) borde la cathédrale au sud-ouest. Au centre du jardin, a été déposé le plus ancien ornement du clocher primitif.
Au sud et à l’ouest s’élevaient autrefois les bâtiments de l’abbaye (visite du cloître possible).
Accueil visites:
Les bénévoles de l’Association des Amis de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux assurent l’accueil et les visites en permanence durant l’été.



